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Feb 15

 En snobant les auditions parlementaires prévues le 10 février prochain et en ne faisant pas aboutir le processus concertation annoncé avec le secteur, le Ministre Marcourt a encore appliqué sa « méthode » : SA décision, la discussion ensuite. En jeu, l’avenir de milliers d’étudiants en médecine.

Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur, annonçait ce jeudi 29 janvier sa préférence pour un concours en fin de première année des études de médecine.

Les EDH regrettent tout d’abord la méthode utilisée.

·         Le Ministre n’a pas attendu la fin du second tour de rencontres avec les acteurs qu’il avait lui-même programmées ;

·         Il n’a pas jugé utile, avant de prendre attitude, d’attendre les auditions prévues le 10 février prochain devant les députés du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Sur le fond, l’hypothèse de cette solution constitue un retour en arrière. Tout ça pour ça ! La sélection proposée a pour objectif de filtrer le nombre d’étudiants en fonction du nombre de numéros INAMI disponibles pour la promotion. Mais des raccourcis et zones d’ombres nous interpellent :

·         Un test différent entre les facultés entrainerait une concurrence entre elles et des effets d’aubaine dans le choix des étudiants. Aucun critère probant ne permettrait par ailleurs de déterminer objectivement le nombre d’étudiants admis par faculté ;

·         L’instauration d’un concours recrée la problématique des « reçus-collés », ces étudiants ayant réussi leurs examens et non placés en ordre utile dans le cadre du concours. Une décision du Conseil d’Etat en 2008 a pourtant dénoncé cette conséquence.  Aucune proposition faite cette semaine n’apporte de solution tenable juridiquement ;

 ·         Il n’est pas admissible qu’en des temps difficiles, on fasse si peu de cas d’une année d’études de milliers d’étudiants qui, malgré de gros investissements financiers et émotionnels se verront sacrifiés après une année de travail sur l’autel de la planification ;

·         L’instauration d’un concours va instaurer dans cette première année d’études un état de « guerre de tous contre tous » puisque chacun devra défendre son accès à la suite de ses études « contre » les autres ;

·         Un test en fin de première ne résoudra en rien les conditions dans lesquelles sont donnés les cours de première année : beaucoup trop d’étudiants dans des installations trop petites.

 Une alternative existe ! Plutôt qu’entraver l’égalité des chances et la liberté d’accès à l’enseignement par la mise en place d’un concours, nous proposons l’instauration d’un examen contraignant à l'entrée des études de médecine. Dans un contexte où des inégalités sont constatées au sein de l’enseignement secondaire, il est primordial que l’implémentation de cet examen d’entrée  aille de pair avec la création de cours de préparation durant la dernière année du secondaire et d'une éventuelle année de cours préparatoires. Cet examen, qui ne porterait que sur des matières scientifiques et qui ne sera pas aussi lourd que le test diagnostique actuel, devrait être organisé à minimum deux reprises avant l’année académique, et serait commun à toutes les facultés de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les jours blancs de l’enseignement secondaire pourraient servir à la préparation de cet examen.

 Cette alternative va de pair avec nos demandes que sont la publication rapide du cadastre dynamique et la poursuivre les efforts entrepris pour un enseignement secondaire plus égalitaire, notamment au travers du pacte d’excellence.

 Cette solution permettra d’assurer à tous les mêmes chances de réussite de l’examen, tout en limitant le nombre d’étudiants ayant accès aux études de médecine.

 Jérôme Bastin

Président des EDH

0499 69 61 12

 

Video Présentation

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Comme chaque année, les EDH sont présents aux 24h vélos de Louvain-la-Neuve pour présenter leur nouvelle action. En 2010, c'est la problématique des Kots qui a été mise en avant.