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Déc 12

Ce jeudi 13 décembre, le ministre Marcourt est venu parler de son avant-projet de décret sur les ondes radio, l’occasion pour les edH de faire part de leur position.

Le texte propose de profonds changements par rapport à la situation actuelle (disparition des masters en un an, création de l’ARES et de pôles ainsi que l’harmonisation du montant du minerval). Pour les EDH, ce projet de réforme ne rencontre, ni les attentes et besoins de l'enseignement supérieur ni celles des étudiants.

Nous regrettons l’abandon des masters en un an. Ces masters permettent aux étudiants qui le souhaitent d’entrer plus rapidement sur le marché du travail et d’être confrontés ainsi à des situations de terrain. Dès lors, considérant que l’apprentissage sur le terrain est au moins aussi important, sinon plus, que l’apprentissage théorique,  les edH plaident pour l’instauration d’une obligation d’effectuer un stage dans toutes les filières de master afin que cette suppression, si elle devient effective, soit au bénéfice d’un apprentissage de terrain encadré.

Le second changement est la création d’une Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) qui a pour but de mieux coordonner les différentes offres d’enseignement post secondaire au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les EDH saluent cet objectif mais regrettent que ces pôles soient guidés par la seule logique territoriale. Au delà de ce que pourrait encore représenter cette université, nous mettons en garde sur les conséquences en termes d’organisations, et donc de qualité d’enseignement, qu’aurait un démembrement de ce qui est la meilleure université francophone belge selon plusieurs rankings internationaux.

Enfin, l’avant-projet de décret prévoit une harmonisation des droits d’inscription entre les différentes institutions d’enseignement supérieur. Les EDH saluent cette initiative mais regrettent que cette « réformette » ne prenne la place d’une réforme ambitieuse des conditions d’accès qu’aurait été l’instauration de bourses proportionnelles. De nombreuses familles sont en effet privées de bourse pour à peine quelques euros de rémunération « de trop ». Dès lors, les edH plaident pour un système de bourses proportionnelles pures selon les revenus nets du ménage au sein duquel l’étudiant vit.

 

Maryline LEDOUX

Secrétaire générale


Jérôme BASTIN

Secrétaire politique

0484 74 27 54