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Juil 11

Alors que le nombre d’inscriptions d’étudiants en médecine semble encore croître cette année pour atteindre de nouveaux records, la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) et les Étudiants Démocrates Humanistes (EDH) entendent rappeler que cet afflux d’étudiants est la résultante logique de l’absence de décision définitive sur la problématique du numerus clausus et de l’accès à ces études.

Les études de médecine sont caractérisées par une incertitude depuis l’introduction du moratoire sur le numerus clausus. Il faut garder à l’esprit que près de 75% des futurs étudiants connaîtront l’échec en fin de première année. Un chiffre intolérable qui demande une réponse urgente !

D’une part, les EDH et la FEL veulent voir le Ministre Marcourt, qui juge pourtant la question urgente, enfin opter pour une solution définitive alors que, jusqu’à présent, il a choisi de ne pas choisir. Cette position est irresponsable vis-à-vis des milliers d’étudiants qui se lancent dans ces longues études.

D’autre part, la FEL et les EDH désirent faire savoir que, contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse, les étudiants ne sont pas unanimes sur la question. D’ailleurs, la proposition du statu quo de la FEF, qui se présente pourtant comme le porte-parole des tous les étudiants, n’est pas celle de nos deux organisations de jeunesse. Nous souhaitons, tant EDH que FEL, voir l’instauration d’un test dont l’un des objectifs est de fournir à l’étudiant une information claire sur ses réelles compétences à entamer ses études.

En cas d’échec, une année propédeutique serait proposée à l’étudiant. Cette année permettrait à l’étudiant d’acquérir les compétences nécessaires à la réussite des études de médecine. Un tel test, qu’il soit contraignant ou non, permettrait de conserver un standard minimum de qualité des études, bien nécessaire à la formation des médecins qui soigneront la population belge et résoudrait le problème du nombre de patients nécessaires à une bonne formation pratique auquel sont confrontées actuellement les facultés de médecine. (En outre, cette mesure permettrait à des étudiants qui ne sont pas prêts, de ne pas être confrontés à la douloureuse expérience de l’échec scolaire qui, on le sait, peut avoir des effets dévastateurs sur le plan moral et financier). Dès lors, nos deux organisations ne partagent pas le point de vue selon lequel plus d’argent résoudrait l’entièreté des problèmes, surtout pas à court terme.

Compte tenu des disparités existant actuellement dans l’enseignement obligatoire, cette sélection devrait être assortie de mesures visant à garantir l’équité du système. C’est par cette voie que nous assurerons l’égalité des chances, et pas en envoyant des centaines d’étudiants à l’abattoir!

Les Étudiants Démocrates Humanistes et la Fédération des Étudiants Libéraux ainsi que leurs présidents respectifs, Sébastien Dekeyzer et Mathieu Raedts enjoignent donc le Ministre, Jean-Claude Marcourt, à mettre enfin en place une solution définitive et non utopique à cette problématique de la plus haute importance puisqu’elle conditionne, in fine, la qualité des soins de santé de l’ensemble de la population. Une solution alliant accès et qualité des études est possible, et elle doit être prise maintenant!