02
Mar 11

Suite au vote en commission de la réduction des années d’études en médecine (de 7 à 6 ans), la députée Fédérale Catherine Fonck (cdH) et les EDH se réjouissent que la Belgique se place en conformité avec les directives européennes de 1993 et le processus d’harmonisation de Bologne ainsi qu’avec l’arrêt du Conseil d’Etat de 2009.

Néanmoins, ils tiennent à formuler des remarques importantes quant aux enjeux à court, moyen et long terme qu’implique la mise en œuvre de cette réduction du nombre d’années d’études en médecine. La qualité des études ainsi que la liberté pour l’étudiant diplômé de pouvoir pratiquer sa profession doivent être garantis ! Des questions fondamentales restent sans réponse !

 

Tout d’abord, ils pointent le fait que la mise en place de cette mesure en septembre 2012 conduira à une double sortie de médecins en 2018 : ceux ayant débuté en 2011 pour une durée de 7 ans et ceux qui auront entamé le cursus en six ans. Ce fait reporte donc à la problématique mainte fois soulevée du contingentement fédéral et du Numérus Clausus. Ils sont d’avis que cette question cruciale doit dès AUJOURD’HUI faire l’objet d’une décision politique.

 

En effet, la finalité de ces longues études est de pouvoir exercer la médecine : ils réitèrent leur appel à la Ministre de la Santé pour que les médecins fraîchement diplômés ne se retrouvent pas piégés par l'impossibilité d'acquérir un Numéro Inami, indispensable à la pratique !

 

Une autre question a été soulevée par l’Académie Royale de Médecine. Dans la mesure où la première année de baccalauréat servait souvent d’année de remise à niveau, il faudra pouvoir s’assurer du fait que des connaissances scientifiques de base suffisantes soient acquises par les étudiants qui entament leur cursus universitaire.

 

Ils proposent la mise en place d’un test de validation des pré-requis qui serait assortie d’un service de remédiation gratuit, aidant à la réussite de ce test et la mise en place d’une année propédeutique en cas d’échec.

 

Ce test de validation permettrait de maintenir la qualité optimale des études (comme la préservation de laboratoires et d’exercices pratiques à taille humaine) et de faciliter rapidement la réorientation des étudiants qui souhaitent changer de cursus.

 

Enfin, ils rappellent que cette vaste réforme ne pourra pas être mise en œuvre sans avoir consulté au préalable l’ensemble de la communauté des étudiants en médecine : ils plaident donc pour la mise en place d’une table ronde réunissant les acteurs politiques et les représentants des étudiants en médecine des cinq facultés francophones !

Catherine Fonck
Députée fédérale et Chef de Groupe cdH à la Chambre.

 

Le Bureau National des Etudiants Démocrates Humanistes.

Sébastien Dekeyzer
Président National
0497/57.47.52