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Avr 11

Ce mercredi, la FEF organisait sa traditionnelle manifestation de fin d’année, élément principal du folklore fefien, scandant sa désormais « célèbre » revendication d’études totalement gratuites, entendez par là une prise en charge pas la Fédération Wallonie-Bruxelles de l’ensemble des frais directs et indirects liés aux études.

Le Ministre Marcourt a tenu à répondre à ces revendications en rappelant les « avancées » du Décret Démocratisation adopté l’année passée. Les Étudiants Démocrates Humanistes se sont toujours sentis concernés par les problèmes liés à l’accessibilité des études mais également par les moyens dont disposent nos universités pour dispenser un enseignement de qualité. C’est pourquoi nous espérons que le Ministre Marcourt sera également ouvert à nos remarques.

La plupart des mesures prévues dans le Décret Démocratisation avantagent des étudiants qui bénéficiaient déjà d’aides auparavant, que ce soit des bourses, réductions de minerval, aides à l’achat des syllabi… Or, nous constatons qu’un nombre sans cesse croissant de familles de la classe moyenne éprouvent des difficultés.

En raison de quelques centaines d’euros de revenu supplémentaire par an, ils ne peuvent bénéficier d’aucune aide. Les EDH dénonce la politique à double vitesse de la FEF qui ne semble se battre que pour les étudiants pour lequel nous nous sommes déjà battu et ne favorisant de facto pas l’accessibilité globale des études.

Les EDH sont également septiques quant à la revendication d’un refinancement de l’enseignement à hauteur de 7% du PIB. En effet, celle-ci nous pourrait être plus de l’ordre de la démagogie que du pragmatisme.

Parler d’un budget alloué à une compétence communautaire et mis en relation avec le PIB de l’ensemble du territoire belge n’a pas de sens.

Si l’on parle en terme de part du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’enseignement représente près de 75% des dépenses communautaires.

De plus, le part du budget alloué à l’enseignement est sans cesse en augmentation (+6,6% entre 2001 et 2006). Il apparait, au vue de ces chiffres, difficile d’en arriver à la constatation que les problèmes de l’enseignement sont lié à un manque global de financement.

C’est pourquoi, nous nous posons la question de l’efficience dans l’utilisation des moyens de notre enseignement. Un enseignement hautement financé ne fait pas nécessaire un enseignement de qualité comme le tendent à montrer les enquêtes PISA, surtout si les bénéfices de ce financement ne reviennent pas à nos universités (mais à une partie des étudiants au nom d’une interprétation excessive du droit d’égalité).

Les politiques d’accessibilité et de qualité de notre enseignement supérieur doivent s’inscrire dans une perspective pragmatique et réaliste. Les EDH souhaite également être attentifs à ce que les mesures qui en découlent ne se prennent pas au détriment des générations futures. Nous ne voulons pas que les futurs étudiants payent demain le prix des mesures coûteuses exigées par la FEF.

Le Bureau National des Etudiants Démocrates Humanistes.

Sébastien Dekeyzer
Président National
0497/57.47.52

Rémi Belin
Président des EDH de Namur
0479/28.36.17