04
Déc 12

Nous avons eu le plaisir d’être invités par les EDS, European Democrat Students, à Bucarest, à l’occasion du premier council meeting de l’année 2012-2013, regroupant près de septante représentants européens. En ma qualité de secrétaire international près les EDH, j’étais chargé de représenter notre mouvement démocrate humaniste, accompagné de notre très charmante présidente de Louvain-la-Neuve, Anaïs Mattez.

Les EDS, en tant qu’organisation regroupant les jeunesses politiques européennes, incarnent l’avenir de l’Europe. Il est capital, pour la Belgique, pays fondateur de l’Union, d’y occuper un rôle clé ! Les CDS (Christen-Democratische-studenten / CD&V) et les EDH sont fiers de représenter notre royaume.

 Le déplacement, se déroulant sur cinq jours du quinze au vingt octobre 2012 était pour nous l’opportunité de rencontrer les diverses jeunes formations politiques européennes et de discuter ensemble, de façon parfois tout à fait abstraite ou, par le biais des moyens mis en place par les EDS que j’exposerai plus bas, concrète, des problèmes actuels auxquels nous faisons face en Europe, et dans le reste du monde.

 

Le parti populaire européen (European people’s party) tenait également son congrès annuel à Bucarest, au parlement, ce fût dès lors l’occasion pour nous d’assister aux discours des différents chefs d’état européens tels qu’Angela Merkel, ou encore le président de la commission européenne, José Manuel Barroso.

Pour le décrire brièvement, le parti populaire européen est comme son nom l’indique un parti politique, qui regroupe les différentes organisations de centre-droite au niveau européen. Le mouvement fût fondé en 1976 et compte en son sein une majorité de chefs d’état et de gouvernements, treize membres de la commission, ainsi que le président du conseil européen, notre très cher Herman Van Rompuy. Il s’agit également du groupe le plus important au parlement européen. Les valeurs maîtresses du parti populaire sont le conservatisme libéral et la démocratie chrétienne, valeurs que nous retrouvons naturellement au cdH, et plus particulièrement aux EDH.

 

 

Déroulement du séjour :

Après avoir attéri le lundi soir à Bucarest, nous avons été dirigés vers l’hôtel Phoénicia où nous fûmes agréablement accueillis par les responsables de l’évènement qui nous ont exposé très chaleureusement le planning de la semaine. Ceux qui croyaient se reposer en venant ici s’étaient trompés d’adresse !

Le mardi fût pour ma part la journée la moins passionnante du séjour avec les « Working groups », qui consistent en des groupes de travail d’un dizaine de personnes, destinés à réfléchir quant à des propositions, des motions plus précisément, ayant des thèmes divers, ainsi qu’à l’éventuel amendement de motions prêtes à être présentées et publiées par l’organisation. Les motions sont les documents officiels à travers desquels les EDS exposent leur opinion quant à des problématiques concrètes sur les Droits de l’homme, les politiques européennes ainsi que l’éducation.

Anaïs et moi étions tous deux dans le groupe relatif aux droits de l’homme. La séance, qui débuta à 9H pour se terminer à 18H fût divisée en deux parties ; la première évoquait la tristement célèbre crise syrienne tandis que la deuxième le droit au mariage pour les homosexuels. La méthodologie utilisée pour la création d’une motion quant à la Syrie fût celle qui consiste à d’abord évoquer les différents problèmes relatifs aux droits de l’homme y afférant, pour ensuite proposer des solutions à ceux-ci. Malgré des divergences de point de vue, nous sommes tout de même arrivés à un consensus et à composer une motion faisant unanimité. Quant au mariage homosexuel, il s’agissait d’approuver la motion déjà existante et préparée lors du précédent Council meeting, et d’éventuellement amender celle-ci de façon à rendre sa formulation plus claire et précise.

Le mercredi fût lui consacré au Congrès du parti populaire qui se déroulait dans le majestueux parlement roumain de Bucarest. Nous avons tout d’abord eu la chance d’accueillir le secrétaire général de l’EPP, Antonio Lopez-Isturiz, qui nous évoquait les actuels problèmes européens tels que la crise de la dette ou encore sociale. Après que le secrétaire ait répondu aux questions des délégués, nous nous sommes dirigés vers la salle principale où les chefs d’états et de gouvernements allaient chacun à leur tour venir haranguer. La prestation la plus saisissante pour ma part fût celle d’Angela Merkel, chancelière allemande. Celle-ci fustigea vertement l’idéologie socialiste et encouragea les pays endettés à continuer leurs efforts dans l’optique de redresser la situation économique et financière européenne. Elle fût très impressionnante dans sa prestation par la prestance et le charisme qu’elle dégage. Des personnalités telles que le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, ou encore Jean-François Copé, qui luttait il y a quelques jours contre son adversaire à la présidence de l’UMP, vinrent également présenter leurs idées et encourager le redressement par le travail et le courage. Il n’y a définitivement pas de place pour une quelconque idéologie populiste ou socialiste, c’est ce qu’on peut retirer de toutes ces interventions.

La journée se termina par un diner au parlement et –il faut l’avouer – une soirée très agréable dans le centre de Bucarest.

Le jeudi fût presque en tous points similaire à la journée décrite précédemment mis à part une conférence et des groupes de travail en matinée.

Le vendredi fût réservé au célèbre council meeting des EDS, à l’hôtel. Le council meeting est l’occasion pour les délégués de chaque pays de voter quant aux amendements effectués aux textes qui seront prochainement publiés. Chaque délégué se voit attribuer un nombre de voix (six pour les EDH) qui correspond à un rapport économie/démographie. Toute personne désireuse de prendre la parole sur un point de divergence dispose évidemment de ce droit et le silence est naturellement à respecter lorsque quelqu’un s’exprime.

La journée s’acheva avec la nomination à la suite d’un vote, d’un nouveau vice-président aux EDS, en l’occurrence Avram Crisan. J’aimerais attirer votre attention quant à ce poste qui a une grande importance au sein de l’organisation, et il serait judicieux de présenter un candidat dans l’année pour accroître notre influence chez les étudiants démocrates européens.

 

 


Viktor Pokorny - Secrétaire International